Durant les journées caniculaires des trois mois d’été, pour échapper à la fournaise,
beaucoup recherchent une fraîcheur en bord de mer. En d’autres termes, le plaisir que leur procure l’idée de partir à la plage à lui seul est immense. Le littoral est de Béjaïa, destination
privilégiée des touristes, séduit malgré lui et offre aux visiteurs des commodités à la mesure des ambitions de chacun.
Sans distinction aucune, riches et pauvres se côtoient.Des hôtels, des restaurants, des bars, des fast-foods,des cafés et d’autres commerces de rafraîchissement sont autant d’infrastructures qui
existent en nombre suffisant et qui attirent
beaucoup de monde durant les trois mois d’été. Cette année, le littoral béjaoui a dû compter sur la fidélité de ses habitués et la force de séduction de ses belles plages, ses criques féeriques
et la diversité de ses paysages pour séduire les vacanciers. Mais la tendance est à la baisse et les résultats escomptés sont loin d’être réalisés. En effet
plusieurs facteurs ont fait que l’affluence soit considérablement diminuée cette année par rapport à l’année passée. Les professionnels du tourisme ne perdent pas espoir et attendent un sursaut
durant la 2° quinzaine de juillet et le mois d’août pour combler le déficit de juin et de la 1° quinzaine de juillet.
Nombreux sont ceux qui pensent que le tourisme s’arrête à la station balnéaire de Tichy, une cité touristique par excellence, spacieuse et la plus importante en matière d’infrastructures.
Située à quelques encablures de la capitale des Hammadides, elle a mis en valeur tous les atouts qu’elle possède. D’autres ont poussé leur curiosité jusqu’ à Aokas, une cité touristique coquette
et chaleureuse située juste à la
sortie d’un tunnel, blottie avec passion au flanc escarpé et verdoyant de la montagne et caressant jalousement
et amoureu-sement les rivages baignés de beauté qui scintillent la journée sous le soleil chauffant et le soir au clair de lune. Ceux qui l’ont visitée n’oublieront pas ses merveilles de sitôt.
Ce sont ses vrais supports publicitaires tant
ils n’hésitent pas à la conseiller aux autres en vantant ses bienfaits.
Pour les amateurs de randonnées pédestres, les flâneurs, ils ne s’empêchent pas d’emprunter le chemin qui mène au somment de la montagne et aux grottes féeriques qui s’y trouvent. L’endroit est
idéalisé pour sa vue imprenable
sur la grande bleue, surplombant la plage en contrebas submergée de baigneurs. Mais en prolongeant la
route vers Jijel ou Sétif, le routard aura à découvrir deux autres cités touristiques de moindre importance
certes mais avec chacune sa spécificité.
En continuant sur Souk El-Thenine, on ne peut qu’être surpris par ce nombre incalculable de camps de
vacances installés au bord de la mer, sous de gigantesques arbres ombrageux, tout le long de la route.
Un peu plus loin, une série de plages dont la plus importante se situe a proximité de la ville, sur le bas-côté de la route où les automobilistes s’arrêtent un moment pour découvrir une marée
humaine venue de partout se délasser au bord de la mer.
A l’entrée de la ville de Souk El-Thenine se trouve un carrefour. La route de gauche prolonge le littoral vers la cité balnéaire de Melbou et les Falaises. Celle de droite traverse la localité de
Souk El-Thenine et les gorges de Kherrata, et continue vers Sétif.
Sur cette route tracée à même les rocs des flancs de deux chaînes de montagne et longeant une rivière sur une vingtaine de kilomètres, les touristes s’arrêtent pour s’émerveiller de ce que la
nature a façonné comme environnement sauvage de toute beauté faisant de l’endroit un paradis de l’escapade et de l’escalade. D’abord, cette cascade d’eau qui coule du haut de la falaise jusqu’à
l’oued et ensuite ces singes magots qui font la communion
avec les humains à cet endroit-là. Dès qu’un touriste s’arrête, ils quittent les arbres et accourent se mettre sur le muret en pierres. Pour avoir de la nourriture, ils n’hésitent pas amuser les
enfants comme les adultes en faisant
audacieusement des grimaces.
En prenant la route de Jijel, à trois kilomètres environ s’érige la ville de Melbou qui accueille avec une diversité de paysages qui sauront séduire à coup sûr le visiteur le plus attentif. Ses
traditions séculaires riment avec la chaleur de l’accueil et les richesses du terroir. Elle est réputée pour les commodités qu’elle renferme dont les plus importantes
sont la propreté et la tranquillité qu’on y trouve.
A la sortie de la ville de Melbou, en continuant vers Jijel, les Falaises subjuguent. C’est un vrai paradis écologique que découvrent les randonneurs à pied ou en moto et les automobilistes
empruntant cette route étroite, sinueuse, collée au
flanc de la montagne et taillée sur des rochers. Parfois, les flâneurs s’arrêtent pour contempler une mer bleue à l’eau très limpide ou la montagne au relief escarpé et recouvert de végétation
verdoyante.
Les singes magots, seuls occupants des lieux, attirent beaucoup de touristes, notamment les jeunes enfants qui les apprivoisent en leur donnant de la nourriture (pain, biscuit, gaufrettes) de
main en main.
Les peureux leurs lancent des bouts de pain, ils se ruent sur eux en faisant des grimaces et gestes, qui amusent davantage les touristes qui, pour immortaliser cette communion, font usage des
camescopes et d’appareils à photos. En avançant davantage sur cette route, on délaisse Béjaïa pour Jijel, une région hautement touristique réputée pour la beauté de ses plages, de surcroît
propres et ardentes, de ses Grottes merveilleuses et de ses vestiges historiques.
Béjaïa recèle des potentialités touristiques non négligeables. De gros efforts ont été déployés par le privé en ce qui concerne les infrastructures d’accueil. L’Etat aussi n’est pas en reste, en
allouant des subventions pour l’entretien des plages et des lieux publics. Mais malgré ces efforts, certains endroits suscitent l’angoisse tant ils constituent des lieux de concentration des
pollutions regrettables et nocives aussi bien pour la santé des estivants qui les fréquentent que pour l’environnement.
Larbi.Beddar