Tibouamouchine, situé à 90 kilomètres de Béjaïa est un grand village de 2 200 habitants qui s’agrandit vite au point de ressembler au jour d’aujourd’hui à une petite ville de province. Traversé sur
environ un kilomètre par la RN74 reliant Béjaïa à Sétif, il est incontestablement la vitrine de la commune de Seddouk aux yeux des milliers de voyageurs le fréquentant journellement. Ce tronçon de
la RN 74 n’est autre que la rue principale du village. Pentue, au moment des pluies les crues qui la dévalent à grande vitesse posent problèmes aux riverains situés en contre bas menaçant
d’inondations, de certaines maisons. La société des travaux publics pour remédier à ce problème épineux a réalisé en 2005 des caniveaux mais le projet a été abandonné au centre du village. La
question que le commun des mortels se pose : pourquoi le projet n’est jamais arrivé à son terme comme il a été conçu? C’est à dire pourquoi la partie restante allant du centre du village jusqu’à
Thighilts Elmize n’est toujours pas dotée de caniveaux. Si l’on s’en tient à cela, le caniveau réalisé a été mal conçu et n’a pas remédié proprement dit aux problèmes d’inondations qui planent
toujours sur les habitations du contrebas. Au lieu qu’ils soient réalisés sur l’accotement bas ils ont été réalisés sur l’accotement haut. Résultat, au moment des pluies la chaussée devient une
petite rivière dont les eaux en furie menaçant d’inondations emportent avec elles de surcroît des pierres et détritus de tous genres qui obstruent la route à la décrue. Pire encore, ces caniveaux
mal entretenus de surcroît souvent bouchés par des pierres et des saletés de tous genres laissent déborder les eaux ramenées à des centaines de mètres amplifiant ainsi les torrents circulant sur la
chaussée. Une année après, soit en 2006, les autorités locales ont accordé un projet d’aménagement urbain pour ce tronçon. Les citoyens de cette sympathique ville étaient tous heureux d’apprendre
qu’ils étaient au bout de leur peine tant que ce projet est venu à point nommé mettre fin à la gadoue en hiver et à la poussière qui foisonne leurs habitations en été. Seulement les travaux ont été
bâclés malgré l’insistance des citoyens qui n’ont pas cessé de dénoncer les malfaçons constatées aux services concernés chargés du contrôle mais en vain. «L’entreprise a mal fait les travaux et les
irrégularités sautent aux yeux. Tout d’abord, elle n’a pas compacté le toutvenant posé en première couche, ensuite le ferraillage qui consolide le béton fait défaut à certains endroits, et le béton
posé n’est pas fait suivant les normes. Aujourd’hui, deux ans après sa réalisation le plancher en béton se lézarde et les bordures de trottoir se détachent. Pire que ça, le vide séparant la
chaussée des trottoirs qui devait être réalisé avec du bitume ou du béton n’est toujours pas fait et l’on se demande pourquoi un tel retard dans le parachèvement des travaux de ce projet », dira un
citoyen la mort dans l’âme. Les notables de par le passé n’ont cessé de réclamer l’aménagement des routes principales menant de la RN74 au centre du village. L’année passée, celui traversant la
placette d’Agoulmime a bénéficié d’un projet de revêtement de la chaussée dont les travaux ont démarré en automne. L’entreprise après avoir arasé la chaussée et posé le tout-venant a plié bagage et
les gens se demandent si c’est un abandon définitif du projet ou juste un arrêt momentané des travaux ? La route menant vers Ighil Inourar a bénéficié aussi d’un projet pour son revêtement avec du
bitume et les riverains se demandent aussi pourquoi les travaux tardent à être lancés. Enfin les Tibouamouchinois comme chaque été appréhendent les pénuries devenues légendes dans le passé.
L.BEDDAR