NAFAÂ, une étoile montante de la chanson kabyle, a mis sur le marché un nouveau produit. C’est un chanteur à la renommée naissante et qui a la musique dans le sang. Il faut dire que durant
tout le mois de ramadan, il n’a pas chômé tant il a été sollicité pour animer des galas. Des galas, superbement préparés avec un style propre à lui. L’artiste sait comment enflammer les foules en
délire. Durant la soirée de mercredi dernier, il a animé en plein air un gala sur la grande placette d’Agoulmim, du village Tibouamouchine (commune de Seddouk). D’emblée, il a invité le public à
une belle fête. Un public conquis, composé d’environ un millier de personnes. Le chanteur, conjuguant sa voix de rossignol à des mélodies rythmées au son de son mandole, a livré avec magie, et en
non-stop, des chansons inspirées du folklore kabyle. Adulé par une partie du public qui reprenait en choeur ses chansons, et une autre qui a débordé du périmètre réservé au public pour s’adonner à
des danses, le chanteur n’a pas caché toute sa satisfaction quant à l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à Tibouamouchine, en déclarant avec émotion : «Ce soir, j’ai affaire à un public
connaisseur, je vous promets encore d’autres succès.» Des fans qui filmaient et photographiaient pour garder des souvenirs d’un chanteur, qui sera incontestablement la star de demain, étaient
nombreux. Ce soir-là, le public a pu également apprécier des chansons interprétées par des chanteurs amateurs locaux. Toutes sortes de styles musicaux étaient au menu : chaâbi, andalou, raï,
folklore, etc. Grâce au génie des membres de l’association Saïd- Oumedour, qui ont organisé quatre galas durant le ramadan, les Seddoukois se souviendront longtemps de ces soirées de ramadan,
animées par des chanteurs au talent avéré. El- Mehdi, Azerzour et Kaci Boussaâd ont fait également vibrer la placette d’Agoulmim. Lors du dernier gala, le P/APC et un élu de l’APW chargé de la
promotion de la culture ont tenu à remercier les organisateurs. Les deux élus ont également promis des aides pour l’association. De notre correspondant de Béjaïa, L.Beddar