En roulant sur la RN 26, à l'entrée sud du territoire de la commune de Sidi Aïch, le spectacle naturel ne laisse personne indifférent. Le regard n'a d'autres horizons que d'aller scruter à
droite la rivière de l'oued Soummam déroulant ses méandres au milieu d'un décor subtil et contrasté où un filet d'eau scintille et ruisselle au milieu d'une immensité de verdure et à gauche
l'imposant massif du Djudjura dominé par les paysages verdoyants et une pléiade de villages disséminés sur les cimes des collines comme des nids de cigognes. Leurs caractéristiques typiquement
kabyles leur confèrent un charme irrésistible qui donne de fortes envies d'aller les visiter. En face, la partie haute de la ville accueille le regard avec une pléthore de bâtiments aux couleurs
bigarrées s'imbriquant l'une prés de l'autre et alternant des maisons individuelles éparses. Un coin paradisiaque Ce sont de nouvelles constructions formant la nouvelle ville de sidi aich en pleine
essor urbanistiques qui compte plusieurs cités. Au fur et à mesure que nous avançons, l'oued devient étroit jusqu' a former à l'entrée de l'ancienne ville un goulot. C'est au détour d'un virage
anodin qu'apparaît Sidi Aïch se languissant au fond de la vallée au soleil de printemps. Un calme si doux que déchirent les chants mélodieux des oiseaux accueille les visiteurs à bras ouverts et
avec un sourire charmeur. A l'intérieur, fait remarquable qui écarquille les yeux : la ville naturellement coquette, émerveille avec son ancien bâti qui lui confère le label d'un gîte rural se
modernisant, notamment ce monument de l'histoire qu'est la place Mohamed Boudiaf située entre la poste et la mosquée.Avec ces palmiers dattiers ombrageant des bancs qu'occupent généralement des
personnes du 3e âge aimant se détendre et scruter les panoramas splendides de la nouvelle ville située en face. C'est dans ce jardin séculaire que se font publiquement les demandes au mariage, une
tradition propre en douar d'Ath Waghlis dont relève Sidi Aïch. Cette ville est pourvue aussi d'une mini placette ou est érigé le buste du chantre de la littérature algérienne et défenseur acharné
de la langue et culture Amazigh en l'occurrence mouloud Mammeri. La statuette est dans un état déplorable avec la tète arrachée, et la planche en marbre retraçant son parcours menace aussi de
tomber. Une vraie forteresse Comparé à d'autres communes, Sidi Aïch possède sans nul doute le plus petit territoire de la wilaya de Béjaia avec seulement 7,7 kilomètres carrés. Sa population aussi
est à l'étroit, estimée à 14 000 habitants au dernier recensement. D'une densité démographique élevée avec 2 000 hab environ au km2, ce qui fait d'elle un centre urbain à forte concentration
humaine. Aucun village rattaché, composé uniquement d'un grand centre urbain, chef-lieu de commune et daïra. Historiquement, la ville a été fondée en 1874 par les Français, devenue sous préfecture
en 1957. Elle est située à 50 km au sud de Béjaïa, au bord de l'oued Soummam et dont les habitations en lignée se superposent à l'oued, formant ainsi ensemble deux droites parallèles qui ne se
rencontrent jamais. Si la nature a généreusement dotée les autres communes, elle n'a pas épargné Sidi Aïch de la disgrâce en le cernant d'ailleurs par de véritables obstacles, l'enserrant entre
l'oued et un flanc escarpé. Pour cela, la ville fait face en hiver aux menaces des crues de l'oued et aux éboulements de terrains. Les anciens gardent encore de mauvais souvenirs de l'année 1957 :
des inondations qui ont eu et lieu odont des témoins encore vivants rapportent que les torrents ont endommagés le pont des chemins de fer et ont emporté le marché couvert. En 1969, l'oued a
récidivé en inondant le marché et la partie basse de la rue principale. Le pont a résisté miraculeusement aux torrents dont les eaux déchaînées passaient par-dessus la passerelle. Politiquement, à
la dernière élection municipale, soit du 29/11/2007, le parti du FLN s'est adjugé trône en emportant une majorité relative de trois siège sur les neuf mis en jeu, suivi du FFS, RCD et RND, qui ont
obtenu chacun deux sièges. En entrant dans son vaste bureau, le maire, en l'occurrence Ouzani kamel, nous a reçus avec la traditionnelle hospitalité propre aux Sidi Aïchois. Il appelle son
secrétaire général en nous disant que c'est lui qui détient les informations, qui nous seront fournies. «J'ai de bons rapports avec tout le monde, y compris les élus de l'opposition pour qui j'ai
ouvert grande la porte de mon bureau. Et pour cela, nous formons une assemblée à large consensus», se targue le premier magistrat de la commune visiblement un homme très heureux. D'un relief
accidenté, Sidi Aïch était célèbre durant la colonisation pour la culture de l'olivier qui dominait les terrains escarpés et la petite plaine de Timezghra cultivée en partie de céréales. A cette
époque la ville possédait de nombreuses huileries et docks agroalimentaires qui font même l'exportation des produits du terroir vers la métropole. A l'indépendance, l'extension fulgurante de la
ville a été faite au détriment de cette plaine nourricière envahie par le béton qui a remplacé des oliviers exterminés. « Notre commune est pauvre. Elle n'a aucune rentrée de ressources et nous ne
vivons que de la subvention d'équilibre », fera remarquer le 1er magistrat de la commune. La ruelle principale où toute la ville se retrouve est presque déserte à l'entrée mais bien animée entre le
centre et la sortie. C'est là où se trouve les 4 banques publiques (BADR, BDL, CPA, CNEP), la poste, la mairie, la placette, le commissariat, l'arrêt de bus, divers petites boutiques et bien sûr le
marché hebdomadaire qui devient les jours de la semaine un petit souk de friperie. Cette ruelle qui traverse la ville comme une arête d'une feuille, distribuant des venelles a droite comme à
gauche, est bordée aussi de commerces sur les deux côtés. Pour mettre fin aux embouteillages qui se forment au centre-ville, la RN 26 qui traverse la ville fait le bonheur des commerces avec les
voyagistes qui constituent une partie de leur clientèle, il y a une dizaine d'années, elle a été déviée et ces commerçants ont pris un sacré coup, ressentant de ce fait un manque à gagner
exorbitant. Comme un malheur ne vient jamais seul, cette situation a été aggravée par l'effondrement du pont d'entrée de la ville. Une situation qui dure depuis 3 ans et qui met a mal les habitants
qui n'ont cessé de crier leur détresse en frappant à toutes les portes. Harcelés, les pouvoirs publics ont décidé de l'octroi d'un projet de remise en l'état de ce pont. Les travaux qui ont démarré
en trombe s'achèveront en juin, date prévue pour sa remise en service, nous dit-on. Oiseveté des jeunes Autre constat. Il est facile d'imaginer à quel point la nature accentue la dureté de la vie
dans cette commune et la première impression renseigne bien sur le désarroi des jeunes livrés à eux-même et payant les frais du sous-développement d'une commune ou les perspectives d'emploi sont
quasiment inexistantes. Une seule unité de production de semoule de l'entreprise étatique, en l'occurrence Eriad offre quelques infimes emplois, loin de répondre à la très forte demande. Désemparés
et désorientés, à longueur de journée les jeunes flânent dans les ruelles commerçantes en regardant pour le plaisir des yeux les produits exposés dans les vitrines de magasins. D'autres forment des
groupes dans des placettes ou jardins publics pour échapper un tant soit peu à l'oisiveté, le farniente, la monotonie et particulièrement aux fléaux sociaux qui les guettent à tout bout de champ.
Leurs principales discussions s'articulent autour de l'émigration, un rêve réalisable pour certains et au demeurant de simples illusions perdues pour d'autres qui n'arrivent pas à quitter leur
cocon. Les plus chanceux trouvent des débouchés quelque part à la grande ville: certains aillent monnayer leurs forces de travail ailleurs en attendant impatiemment l'émergence d'usines de la zone
d'activité de 30 hectares projetée par les autorités à Remila, d'autres aidés par leurs parents aisés ont créé de petites entreprises dans le transport ou le commerce. Rien n'est perdu tout de même
pour ceux qui savent attendre avec cette petite lueur d'espoir qui pointe du nez à l'horizon. Il s'agit d'un projet de création de 600 emplois en gestation. Un projet sur lequel les jeunes Sidi
Aïchois focalisent leur espoir de sortie de l'ornière. « Dans l'immédiat les quelques emplois temporaires offerts par les pouvoirs publics dans le cadre du filet social ont été distribués aux
jeunes. Comme la zone d'activité n'attirent pas d'investisseurs sauf qu'un promoteur est venu avec une promesse de création de 600 emplois en sollicitant un terrain pour l'implantation d'une usine
de fabrication de cars et minicars pour le transport des voyageurs. Ce promoteur s'engage aussi à prendre en charge la viabilisation de l'assiette foncière. «Nous sommes en pourparler avec lui en
ce moment. Nous avons aussi prévu sur la route de Bouhalou 86 locaux commerciaux rentrant dans le cadre de l'emploi de jeunes», dira le maire qui enchaîne : «Si l'on s'en tient à cela, notre
jeunesse manque terriblement de loisirs. Sidi Aïch, chef-lieu de commune et daïra, possède en tout et pour tout une maison de la culture qui ne suffit plus à répondre aux besoins multiples exprimés
par la masse juvénile. Comme l'édifice est totalement dégradé, nous avons dégagé une pochette financière pour sa rénovation. En outre, on a fait des pieds et des mains pour arracher une
bibliothèque que nous construirons au centre ville dont les travaux seront lancés incessamment ». Dans cette commune le sport est roi. La SSSA, un club de football créé en 1928 et ayant évolué en
1940 en nationale deux, est toujours là pour égayer les jeunes et leur faire oublier les affres de la vie qui les accompagnent au quotidien. D'ailleurs, c'est une longue histoire d'amour entre ce
doyen des clubs de la vallée de la Soummam et les jeunes Sidi Aïchois qui se rendent au stade pour encourager leur équipe. La fermeture du stade pendant deux ans pour travaux a voué l'équipe à
évoluer dans des stades des communes limitrophes pour des rencontres supposées être jouées à domicile. Malgré ce handicap du terrain, la SSSA a su tirer son épingle du jeu en décrochant l'année
passée une accession dorée de la régionale III à la régionale II. Cette saison encore, elle a fait parler d'elle en réalisant un parcours honorable. A quelques rencontres de la fin du championnat,
elle caracole au peloton de tête avec de fortes chances de s'adjuger le Sésam. Les jeunes Sidi-Aïchois ne rêvent que d'un complexe omnisport que leurs ont promis les autorités locales. « Nous avons
arraché auprès de la wilaya un accord de principe pour un complexe omnisport d'une enveloppe financière prévisionnelle de 7,2 milliards de centimes, un projet qui tarde à être notifié mais cela ne
va pas nous décourager pour autant. Nous allons batailler jusqu'à son officialisation. D'ailleurs, nous avons pris un rendez-vous pour les prochains jours avec le ministre de la jeunesse et des
sports et nous saisirons cette occasion pour lui soumettre la question sur ce projet du nouveau stade qui nous tient aussi à coeur», abonde le maire. Le foncier pose problème Toutes ces données
placent Sidi Aïch au centre de la planète-foot, une discipline enracinée au plus profond de la vie sociale qui se pratique par des jeunes athlètes amateurs dans des quartiers défavorisés avant
qu'elle ne soit portée au stade. En outre, la commune compte 3 aires de jeux de proximité, un complexe sportif de proximité pour 8 associations sportives évoluant dans différentes disciplines. Le
problème du foncier se pose cruellement à cette commune qui accuse un retard exorbitant dans le développement économique, entravant ainsi l'implantation de nouveaux projets infrastructurels. Elle
s'est forgée une réputation, depuis sa création, d'une commune à vocation commerciale, une activité restée au stade de petits commerces qui naissent d'ailleurs comme des champignons dans chaque
ruelle. Cette activité ne pouvant être développée à cause du relief accidenté du territoire et de l'absence de grandes surfaces. Pour cela, les Sidi Aïchois investissent dans la plaine de Takriets,
située aux abords de la RN 26 et dépendant de Souk Oufella, une commune limitrophe. L'absence de terrains communaux n'est pas sans conséquence aussi sur l'habitat. Un secteur névralgique qui accuse
un déficit incommensurable. En entrant dans la nouvelle ville sise au quartier Tamazagha (ex-la mission) aussitôt le plat prend fin avec un immense panorama montagneux envahi par des habitations de
différentes formes architecturales, de styles modernes qui sont collées au flanc de la colline ou nichées sur les cimes. « En matière d'habitat, notre commune accuse un déficit énorme. Sur 1500
demandeurs de logements nous n'avons que 40 à distribuer, un quota insignifiant. Depuis l'indépendance, nous avons créé 4 lotissements comptant 359 lots à bâtir et 11 cités urbaines comptant
environs 500 logements, ce qui s'avère insuffisant pour juguler la demande en logements. Pour parer au handicap de terrains communaux, nous allons soumettre aux pouvoirs publics la question d'achat
de terrains chez les privés pour l'implantation de projets rentrant dans le cadre des nouveaux programmes de développement. Sans cela toute stratégie de développement serait vouée à l'échec et
aucun déclic économique indispensable pour rattraper les retards accumulés n'aura lieu. Nous n'allons pas lésiner sur notre volonté pour faire venir les directions qui nous faciliterons l'accès au
logement tels que les domaines, le cadastre et l'agence foncière », telles sont les alternatives préconisées par le maire pour parer aux problèmes de l'habitat. Le marché hebdomadaire qui s'impose
comme la seule activité notable de la commune est pris d'assaut chaque mercredi par les villageois dévalant de leurs douars pour envahir les rues et marchander avec les marchands ambulants qui
étalent leurs produits sur les trottoirs à même le sol ou les achalandent en guirlande le long des façades. D'un côté, les marchands de friperie crient en vantant des chiffons d'occasion de marque
pour des prix dérisoires, attirant une clientèle et de l'autre les poissonniers qui crient aussi mais sans attirer grand monde à cause des prix inabordables de la sardine. Le marché, pôle
économique Mercredi, jour du marché hebdomadaire, c'est une foire d'empoigne qui s'installe et des bousculades ne manquent pas de par l'exigüité des allées, ce qui favorise les vols à la tire. Mais
seulement quand un voleur est pris il est lynché à mort par la foule. Lors des pluies, les clients marchent sur la gadoue. Selon le maire, un projet d'aménagement est prévu pour ce marché qui
demeure, la seule activité notable qui procure d'infimes ressources à la commune « Durant la colonisation, notre marché est d'une envergure nationale.Aujourd'hui par manque de terrains pouvant
contribuer à son extension ou sa délocalisation pour un éventuel agrandissement, il est relégué au rang de marché local. Nous lui avons accordé un projet pour son aménagement. Les travaux qui vont
démarrer cette semaine portent sur le bitumage de la surface, l'éclairage public, les sanitaires et un mur de soutènement pour protéger la berge de l'oued Soummam de la pollution en interdisant aux
marchands les jets d'avaries et des résidus des marchandises à la rivière », abonde le président d'APC . Si la plupart des villages manquent indéniablement de structures de santé, la ville de
Sidi-Aïch semble bien nantie et sa population a une bonne couverture sanitaire. L'hôpital laissé par les colons français au centre-ville a été délocalisé il y a environ 20 ans sur les hauteurs de
la montagne et s'impose comme un joyau au milieu de la nature, bien aéré et exposé au soleil. Il ne cesse de se moderniser en combinant technologie de pointe et qualité de soins sans se départir de
la mission essentielle inhérente à celle d'un établissement public hospitalier qu'il est. D'une capacité de 240 lits, il est à but non lucratif et au service des malades notamment pauvres. Cet
hôpital couvre des populations d'une dizaine de communes (d'Akfadou à Beni Maouche ). La commune dispose aussi d'un centre de diabétologie doté d'un médecin spécialiste en la matière. Quand ont
sait les ravages que fait le diabète, une maladie terrible, chez les populations vivant en zones rurales, ce centre est venu à point nommé rendre de grands services aux diabétiques par des prises
en charges systématiques des malades allant du traitement, au suivi, etc. Comme chef-lieu de daira en quête de développement dans le domaine de santé publique, il est doté d'un établissement de
soins de proximité (EPSP) à caractère intercommunale qui coiffe plusieurs polycliniques et centres de soins relevant des communes et dairas différentes. La scolarisation, une fierté locale La
commune est pourvue aussi de plusieurs centres de santé pour les soins infirmiers. . Enfin, un centre d'hémodialyse en construction ouvrira ses portes dans trois mois, nous informe-t-on. Le pari de
la scolarité semble presque gagné dans cette commune dotée d'infrastructures suffisantes répondant au besoin des étudiants pour leur avenir lointain. En tout, 4 lycées dont un Technicum, 3 CEM, 7
écoles primaires, 1 CFPA, bientôt 1 INFSP, un institut régional de la formation professionnelle devant assurer des formations diplomates de techniciens supérieurs à des stagiaires des 4 coins de la
wilaya. « Les travaux de réalisation d'un INSFP en cours de construction ont atteint les 80%. Nous avons un fol espoir qu'il ouvrira les portes à la prochaine rentrée scolaire », informe le maire.
Selon le premier responsable de la commune tout le réseau routier est en bon état mais il manque l'ouverture de plusieurs routes pour désengorger la ville. « L'ouverture de nouvelles routes est
impérative pour rendre la circulation fluide au centre-ville. Je cite celle allant des quatre chemins à l'hôpital qui est en projet en ce moment. Le petit pont piétonnier reliant la ville à la
banlieue (Thimézaghra) qui date de la période coloniale doit être aussi renforcé par d'autres routes. Nous envisageons une trémie au niveau du passage à niveau pour éviter les attentes des
automobilistes aux passages des trains» tel est le souhait du maire qui continue dans la foulée en parlant du transport cette foisci. « « Nous avons trois arrêts de bus dont le principal est situé
à la sortie nord de la ville. Les 300 bus entre locaux qui font la rotation et ceux de passage qui marquent des arrêts provoquent des bouchons, c'est pourquoi nous estimons que la création d'une
gare routière est impérative pour plusieurs raisons. D'une part pour rassembler toute la flotte en un seul lieu et d'autre part la construction de locaux commerciaux contribueront à coup sûr à la
résorption du chômage des jeunes », explique-t-il. Les voies de la modernité La nature a façonné un environnement charmeur pour une ville qui s'accroche avec passion au sommet escarpé de la
montagne tout en trempant amoureusement ses pieds dans les eaux de l'oued Soummam. Mais ce panorama qui lui confère une beauté ensorcelante est dissipé par l'immense décharge sauvage située à la
sortie de la ville entre la RN 26 et l'oued Soummam d'où se dégagent des fumées nauséabondes qui limitent la visibilité aux rushs d'automobilistes. Les berges de l'oued aussi ne sont pas épargnées
par les jetées d'ordures qui accueillent outrageusement les visiteurs. « Outre les risques majeurs de pollution néfastes pour la santé des humains, de la flore et de la faune, la décharge située à
la sortie offre lamentablement un visage hideux de notre ville appelée autrefois ville des roses. Cette situation nous préoccupe à plus d'un titre. Autant de raisons qui nous incitent d'ailleurs à
agir vite pour sa délocalisation. Elle sera éradiquée dans les plus brefs délais et je ne dirai pas plus », telles sont les promesses du maire. Même si la commune ne souffre pas du problème de
l'eau comme certaines communes de la wilaya avec des répartitions plus au moins satisfaisantes par quartiers, se limitant à deux distributions de une h/jour, et ce, grâce à un forage dans l'oued
Soummam, l'eau du barrage de Tichy haft est impatiemment attendue pour améliorer davantage ce rationnement. « L'adduction de l'eau du barrage de Tichy haft sera pour bientôt. Les travaux de
réalisation d'un réservoir de 2 500 m3 seront lancés ces jours-ci et nous avons laissé de l'espace pour la construction d'un autre réservoir de même capacité si le besoin s'en fera sentir après
mise en service du premier », souhaite le maire. La commune de Sidi Aich est parmi les communes de la wilaya de Béjaïa les mieux dotées en gaz de ville, semble-t-il. « 60% des foyers sont raccordés
au gaz de ville. Une extension s'opère en ce moment et touchera les nouveaux foyers des nouveaux lotissements. Le taux escompté à la fin de cette année serait de l'ordre de 80% et les 20% restants
seront réalisés ultérieurement. Notre but dans ce sens est d'atteindre les 100% avant la fin de notre mandat », renchérit notre interlocuteur Bientôt Sidi Aïch deviendra l'eldorado de la haute
vallée de la Soummam avec la création d'un parc d'attractions pour enfants qui attirera des visiteurs de toute la wilaya tant qu'il sestera l'unique dans la région. L. Beddar