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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 06:24

“Notre village avec la collaboration de la communauté émigrée a pu capter la source d’Ighzer netsragoua qu’il a mis en valeur en plus du quota d’eau qui lui parvient des forages de Takriéts. Depuis cet été, le puits d’ighzer netsragoua est envasé donc sa capacité de réserve réduite et la conduite principale vétuste et saturée de fuites d’eau. L’eau donc est rationnée au compte goutte même en hiver”

Bien que voulant vivre la vie de citadins en réalisant par leurs propres moyens certains projets grandioses, les manques infrastructurels se conjuguent au présent au village Seddouk Ouadda dans la commune de Seddouk.
L’eau est rationnée au strict minimum même en hiver, les deux routes principales desservant le village sont totalement dégradées, l’éclairage public défaillant aux endroits où il existe, des chutes de tension et des coupures de courant sont fréquentes et la bouteille de gaz qui est vendue en été et en hiver plus chère que son prix est devenue introuvable durant toute la durée de la récente tempête de neige.
Le gaz naturel reste un rêve pour la population car leur village est inscrit parmi les derniers villages qui auront le gaz naturel dans la commune du vaillant et érudit chéikh Aheddad. Ce sont là que les principaux problèmes aigus que vivent les habitants de Seddouk Ouadda, un village pourtant distant seulement de 7 kilomètres du chef lieu communal et situé à l’abord de la route national 74.
Ce village qui a toujours compté sur la solidarité de ses membres qui ont fait d’ailleurs des miracles en prenant en charge et sur leurs propres fonds des projets grandioses, ses habitants disent aujourd’hui qu’ils n’ont pas reçu comme il se doit leur part des budgets alloués par l’Etat à leur commune.
Ils mettent en exergue l’exercice 2011 où leur village n’a pas bénéficié d’un seul projet d’aménagement et pourtant ces habitants souffrent de l’absence de projets infrastructurels structurant.
Pour le gaz de ville, la commission dépêchée par la DMI il y a une année pour sélectionner un terrain et, trouvé une assiette pour la réalisation de la pose détente qu’un citoyen a offerte gratuitement.
La route pour la réalisation de la conduite principale existe ce qui rassure qu’aucune entrave ne viendrait bloquer le projet. Mais les habitants s’interrogent pourquoi l’APC tarde à engager un bureau d’études pour la réalisation des plans de masse ?
Le village est menacé par les eaux usées qui ruissèlent dans les deux rivières principales qui l’enserrent. Celle d’Ighoudhane est située à proximité des habitations et celle d’Irmane traverse le centre du village. " Pour débarrasser la rivière d’Irmane de la pollution qui souille ses eaux, nous avons demandé en 2007 un projet d’assainissement qui nous a été accordé verbalement et depuis la promesse est renvoyée aux calendes grecques. Si jadis, cette rivière comptait 5 moulins à grains et son eau était bonne pour la consommation des humains et l’irrigation des récoltes, aujourd’hui elle est totalement souillée. A la période de la mise en marche des huileries situées en amont leurs margines s’ajoutent aux eaux usées provenant des contrées situées en amont. Parfois, il faut boucher les narines pour y traverser à cause des odeurs nauséabondes qui se dégagent de ses eaux noirâtres ", dira t il.
Les deux routes qui mènent au village sont dans un état lamentable et notre interlocuteur a fait cette remarque : " la route d’en haut était goudronnée il y a une dizaine d’année et comme le travail a été mal fait elle est déjà saturée de nids de poules et de tranchées. Elle nécessite donc impérativement un revêtement en bitume ou du moins des rapiècements sur les endroits dégradés. La route d’en bas qui est un raccourci vers les arrêts de bus est très fréquentées par les écoliers et les travailleurs. Elle n’a jamais reçu d’aménagement, même en TVO. Les usagers souhaitent la voir revêtue d’une couche de béton ou de bitume, car ils ont marre de marcher sur la gadoue en hiver et les riverains ont marre aussi de voir la poussière soulevée par les automobilistes en été foisonner leurs foyers ".
La crise d’eau sévit même en hiver malgré les efforts déployés par les villageois qui ont mis en valeur par leurs propres moyens la source d’Ighzer N’Tsragoua. " Tout le flanc de la montagne d’Achtoug regorge d’eau qui sort directement des entrailles de la terre à différentes endroits. C’est lamentable de constater que l’eau de source se déverse dans la nature au lieu qu’elle ne soit canalisée et servie pour les villages située en bas qui crèvent la dalle a la recherche d’une goutte d’eau. Notre village avec la collaboration de la communauté émigrée a pu capter la source d’Ighzer netsragoua qu’il a mis en valeur en plus du quota d’eau qui lui parvient des forages de Takriéts.
Depuis cet été, le puits d’ighzer netsragoua est envasé donc sa capacité de réserve réduite et la conduite principale vétuste et saturée de fuites d’eau. L’eau donc est rationnée au compte goutte même en hiver ", se désola notre interlocuteur.
" L’éclairage public fait défaut à certains endroits et ne fonctionnent pas bien dans les endroits pourvus. Les deux routes principales citées plus haut et certaines artères du village ne sont pas encore pourvues d’éclairage public ", se plaignit encore ce villageois.
Les chutes de tensions et les coupures de courant sont devenues légende dans ce village d’environ 1500 habitants ou l’internet aussi fait défaut à cause de l’absence d’un réseau téléphonique fixe. " Seules deux personnes possèdent l’internent chez eux. Au jour d’aujourd’hui.
Les jeunes de déplacent en ville pour surfer sur la toile. La bête noire reste le courant électrique. Les chutes de tension et les pannes sont fréquentes et nuisibles pour le matériel électrique. Les gens payent rubis sur ongle leurs factures craignant de se faire couper la ligne en cas d’un léger retard mais ils ne reçoivent pas en contre partie les prestations de service voulues ", déclara un jeune dépité.
Les jeunes du village ne décolèrent pas en parlant de leur terrain de sport qui est une parcelle de terre ou ils s’entraînent avec tous les risques qui planent sur leur santé. " Nous continuons à jouer sur un terrain qui est une parcelle labourable que nous a cédés un attributaire. Notre village a bénéficié d’un projet de stade de proximité depuis l’exercice 2005 qui n’est pas réalisé à ce jour. La parcelle de terre que nous avions transformée en stade nous l’occupons depuis plus de 30 ans. Il reste à l’APC de demander aux domaines publics un transfert de propriété à la commune pour l’implantation de ce projet de stade de proximité ", expliqua-t-il.
" Pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est l’association culturelle de ce village qui a organisé tout récemment un mariage collectif, le premier du genre dans la région. Pour vous dire ô combien le savoir humain existe dans ce village. Il reste aux autorités de mettre à leur disposition les moyens qu’il faut pour qu’ils puissent s’affirmer davantage et réaliser d’autres miracles ", conclut ce jeune.
A travers la politique budgétaire orientée vers la ville au détriment des villages, c’est toute la politique de l’Etat mise en place pour juguler l’exode rural qui est mise en veilleuse.   L.Bseddouk-ouadda-copie-1.jpg

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Published by La gazette - dans Amdoun n'SEDDOUK
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