Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:12

seddouk-ouadda.jpgSitué dans la commune de Seddouk, plus précisément dans le village Seddouk Ouadda, le site archéologique d’Ighoudhane
renferme des vestiges datant d’une ère lointaine qui reste à déterminer.

Bien qu’il fût la destination de plusieurs chercheurs en archéologie, aucun résultat n’a été rendu à ce jour. Sous la houlette du directeur de la culture de Béjaïa, une équipe de chercheurs avait visité le site en 2007 et a même procédé à des fouilles minutieuses à la recherche des vestiges datant de l’antiquité. Ils ont examiné par ailleurs les objets déterrés et qui sont toujours exposés au siège de l’association Azar, meublant parfois des expositions qui se tiennent ça et là, dans la région. Cinq ans sont déjà écoulés et le dossier semble être mis aux oubliettes dans un tiroir au niveau de la direction de la culture en attendant qu’il soit dépoussiéré et remis au gout du jour, un de ces jours. Un autre chercheur emboîta le pas à cette délégation étatique. Il s’agit de Farid Kherbouche, un docteur en sciences des matériaux, originaire d’Akbou. En arrivant, il a commencé par examiner avec soin les objets millénaires récupérés et exposés au siège de l’association du village en menant un travail laborieux. D’abord, il les a bien nettoyés avant de les inventorier et les photographier. Ensuite, il s’est rendu sur le site pour voir de visu des restes de matériaux et matériels de l’antiquité s’y trouvant sur les lieux mêmes ou chez les voisins. De gros objets pour ainsi dire difficiles à déplacer. Le chercheur dit avoir à son actif beaucoup d’études réalisées sur d’autres sites similaires, entre autre, la restauration du Mausolée du piton d’Akbou. D’après un troisième chercheur venu assister aux festivités célébrant le centième anniversaire de la création de l’école primaire de Seddouk Ouadda, emmené sur le lieu des vestiges, ce village ancien englouti se trouvant à Seddouk Ouadda est construit durant l’ère bizantine. Une information non certifiée à prendre avec des pincettes, bien évidemment. Détruit probablement du temps de la guerre ou par les forces de la nature, ou simplement par les effets du temps, ce village ancien nous renvoie à des centaines ou des milliers d’années, au vue des restes très friables des matériaux et matériels qu’il renferme. Attendons donc les résultats de ces recherches pour voir plus clair sur les mystères qui entourent ce site archéologique qui certainement révélera les secrets de cette région. En d’autres terme, les vestiges enfouis sous terre sont innombrables et les habitants qui construisent des maisons sur leurs parcelles de terre continuent à déterrer des objets datant de la préhistoire qu’ils gardent ou remettent à l’association socioculturelle Azar qui les préserve jalousement dans son siège, en attendant le passage des archéologues, que la direction de la culture de Béjaïa ne s’empresse pas de dépêcher sur les lieux pour des recherches appropriées. Pourquoi un tel désintéressement pour un site qui peut beaucoup apporter au patrimoine archéologique national ? Telle est la question que se posent les habitants.

 

L. Beddar

Partager cet article

Repost 0
Published by La gazette - dans Amdoun n'SEDDOUK
commenter cet article

commentaires