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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 06:58

amdoun_seddouk-copie-1.jpg Historiquement, le village de Seddouk Ouadda a toujours donné l’exemple en matière de solidarité et d’organisation entre les membres qui le composent. Depuis la nuit des temps, il est géré par des notables élus démocratiquement. Les traditions léguées par les ancêtres sont minutieusement conservées. Et toute décision prise par les notables est automatiquement approuvée par la communauté émigrée de France et d’ailleurs, qui participe avec des fonds. C’est la génération post indépendance qui a ouvert le sillon en réalisant des projets collectifs importants, financés sur les caisses du village. Le premier projet important réalisé remonte à l’année 1967. Il concerne l’assainissement touchant tous les foyers du village. L’argent collecté a servi pour l’achat des matériaux et les travaux de main d’œuvre furent assurés par les hommes valides, répartis en groupes travaillant à tour de rôle. Deux ans plus tard, en 1969, un autre projet important a été réalisé par les mêmes notables. Il s’agit du branchement de l’eau potable dans les foyers épargnant les corvées aux femmes qui s’approvisionnaient en eau à la fontaine. Ces deux projets ont sorti les habitants de la vie rurale pour intégrer de plein pied la vie citadine sans toutefois abandonner les valeurs d’autan héritées des aïeux. Les générations anciennes ont fait de la discipline leur credo. Elles ont laissé de bonnes méthodes de travail et une discipline applicables pour tous. Pour ne pas laisser le champ libre aux voleurs, concernant la campagne des olives, une date de démarrage de la campagne est fixée et gare à celui qui enfreint à la règle. Il est de même pour la campagne de figues fraîches ou de barbarie, qu’aucun villageois n’a le droit de cueillir avant la date fixée pour le lancement de la campagne. Louziaâ (Thimechrat) était souvent organisée pour donner un quota «thakhamts» pour chacun des pauvres, qui ne peuvent se permettre l’achat de viande durant les fêtes. L’association socioculturelle Azar n’est en fait que la digne héritière des générations anciennes en reprenant le flambeau. Elle a été créée en 1991 par des jeunes du village, conscients du rôle important que joue le mouvement associatif dans les aides aux démunis et dans l’orientation et l’orchestration de la masse juvénile, livrée auparavant à elle-même, face aux fléaux sociaux qui la guettent. Parmi les actions entreprises par l’association figurent le bétonnage de toutes les ruelles du village, le rapprochement avec des associations de France qui envoyaient des effets vestimentaires, que l’association distribuait aux pauvres, des livres enrichissant la bibliothèque de l’association, où beaucoup de jeunes se cultivent, la création d’un journal dont certains membres qui y ont collaboré, devenant pour certains des correspondants dans des quotidiens,. Ceci, en plus de l’organisation d’une circoncision collective pour les enfants des démunis avec une fête conviviale et festive peaufinée, avec au menu un grand gala artistique. L’association a été mise au vert durant des années. Elle a été ressuscitée par des jeunes de la génération actuelle qui travaillent avec la même ardeur et la même ligne tracée par ses créateurs. La liste n’est pas exhaustive car il faut peut-être un journal et non un article pour citer toutes les actions menées par l’association qui sont un travail de longue haleine, d’environ 20 ans. Une vingtaine d’années de lutte, pour combattre la pauvreté des foyers des démunis et l’oisiveté et le désœuvrement chez les jeunes. L. Beddar

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Published by La gazette - dans Amdoun n'SEDDOUK
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