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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 08:09
Seddouk Ouadda: une partie seulement du village sera raccordée à la fibre optique; L’association Azar monte au créneau.

L’association socioculturelle « Azar » du village de Seddouk Ouadda, relevant de la commune de Seddouk, a adressé en avril dernier une requête signée de son président, Djellouah Nabyl, au directeur de l’Actel de Béjaïa avec copies envoyées au wali de Béjaïa, au président de l’assemblée populaire communale et au chef de daïra de Seddouk, au chef de l’agence Actel d’Akbou et à la directrice de l’agence commerciale de l’Actel de Seddouk.

Dans cette requête dont une copie nous a été remise, le signataire met en exergue une information qui circule faisant état qu’une partie seulement de ce village sera touchée par la fibre optique dont le projet est en cours de réalisation. Djellouah Nabyl que nous avons contacté pour avoir de plus amples informations, nous les donnera en détail. «Notre village est doté durant les années 1990 de la téléphonie fixe, ce qui a vraiment sorti de l’ornière une jeunesse qui a pu à cette époque déjà accéder à l’Internet par le biais d’un cybercafé qui a été créé à cet effet. Mais malheureusement, depuis le vol du câble de la ligne principale en 2001, le téléphone s’était arrêté de sonner dans les foyers et les jeunes allaient à la ville de Seddouk pour surfer sur la toile, perdant du temps et de l’argent. Notre jeunesse est livrée à elle-même depuis et jusqu’à l’année 2012 où une lueur d’espoir s’était profilée à l’horizon quand on a appris que l’Actel a accordé un projet de fibre optique pour le douar d’Amdoun n’Seddouk dont notre village est partie intégrante parmi les trois autres qui le composent. Cet espoir commence à s’estomper il y a un mois, quand les travaux de branchement dans les foyers ont été entamés du fait que des rumeurs circulent comme quoi seule une partie des foyers de notre village sera touchée. Et pour que cet espoir ne finisse pas en illusions perdues et afin de lever toute équivoque, j’ai adressé une requête au directeur de l’Actel de Béjaïa, avec copies envoyées aux autorités locales et wilayales concernées par cette affaire, pour avoir des informations fiables qui mettront fin à cette rumeur», a-t-il souligné. Continuant dans le même ordre d’idées, il dira sans ambages qu’il souhaiterait voir tous les foyers du village branchés à la fibre optique d’autant plus que la bibliothèque du village se trouve dans la partie non concernée. «Des informations que j’ai recueillies ça et là, j’ai appris que seul le quartier «Ledjenan» est concerné alors qu’il renferme, seulement, 1/3 des foyers. Par ailleurs, la bibliothèque du village qui est l’unique édifice de loisirs où se retrouvent les jeunes, se trouve dans l’ancien village. Nous courons justement pour expliquer au directeur de l’Actel de Béjaïa que nous projetons de créer une médiathèque au sein de cette bibliothèque avec option Wifi pour permettre au jeunes de se connecter à moindres frais. Et sans le branchement de cette bibliothèque à la fibre optique, ce projet pourrait tomber à l’eau, et ce seront nos jeunes qui vont sombrer dans l’amertume. Les autorités locales et le wali de Béjaïa doivent nous aider du fait que notre association a aménagé un local du village qu’elle a doté d’un millier de livres sans demander aucune aide à l’APC. Nous ne demandons pas la lune mais seulement un branchement à la fibre optique», a-t-il ajouté. De son côté, un citoyen du village révèle qu’il a acheté un modem 4G qu’il a essayé chez lui et suite à l’absence de champ, il n’a pu avoir la connexion Internet. «J’habite l’ancien village. J’ai acheté un modem 4G pour avoir la connexion chez moi. Quand je l’ai mis en marche, il n’y a pas de connexion suite à l’absence de champ. J’ai vite compris que cela est dû au fait que notre village est situé dans une cuvette. Comme l’option de la 4G reste impossible, il ne nous reste que l’ADSL ; s’ils nous privent de la fibre optique, on n’aura aucune chance d’avoir le téléphone fixe et la connexion dans nos foyers», a déclaré notre interlocuteur. Ce village qui a donné une soixantaine de martyrs dont la moitié est partie à la fleur de l’âge et de surcroit la population a été délocalisée en 1959 pour ne revenir qu’à l’indépendance, s’il pouvait réaliser un tel projet, il l’aurait fait, connaissant la volonté qui anime ses membres quand il s’agit de projets de grande utilité publique. Et il l’a à maintes fois prouvé. L’Etat lui a réalisé en tout et pour tout, un petit pont aux premières années de l’indépendance et un château d’eau il y a quelques années. Par contre, les villageois ont réalisé avec leurs propres moyens beaucoup de projets en mettant les mains aux poches, à commencer par le projet du réseau d’assainissement réalisé en 1967 et qui a touché l’ensemble des ruelles du village. Deux ans plus tard, c'est-à-dire en 1969, les villageois ont mis encore les mains aux poches pour réaliser un projet de branchement de l’eau dans les foyers. Les jeunes de l’association «Azar», créée en 1991, ont pris la relève en réalisant en 1993, le projet du dallage en béton de toutes les ruelles du village. Pour étancher leur soif suite à une succession de pannes d’eau qui ont frappé le village, les villageois ont financé aussi en 2001 un projet grandiose d’AEP. Il s’agit du forage d’un puits au lieu-dit «Ighzer Netsrégoua» et d’une conduite sur une distance de deux kilomètres pour ramener l’eau jusqu’à la fontaine du village. Ce projet a été réalisé avec l’aide de la communauté émigrée qui a participé avec une somme faramineuse de 2.000.000,00 dinars. De tout ce qui précède, le village Seddouk Ouadda ne doit pas être exclu de ce projet de la fibre optique dont le gros lot des travaux a été réalisé avec la ligne de transport qui a nécessité le creusage de la tranchée pour l’enfouissement des fils et la construction d’une niche pour abriter les équipements qui sont déjà installés. Est-ce un kilomètre de fils pour brancher le téléphone dans les foyers qui va ruiner l’Etat ? Car c’est tout ce qui reste à faire pour que les jeunes du village Seddouk Ouadda aient l’Internet dans leurs foyers. C’est la chronique d’un projet qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et les responsables de l’Actel doivent aller à Amdoun n’Seddouk dire aux populations ce qu’il en est au juste de ce projet. Cela contribuerait à coup sûr à mettre fin à la rumeur qui ne cesse de s’amplifier.

L. Beddar

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Published by La gazette "Amdoune n'Seddouk"
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